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Génération x, génération y, génération z le tout d’une suite d’un alpha-beth de 26 caractères. Un concept né sous X sans précédent. Retour au commencement, de l’Alpha à l’Oméga. Là où tout a toujours été et ne finit jamais ; où tout est en mouvement.

Les générations, la société, les tendances, les modes

La définition du terme « génération » consultable dans un simple dictionnaire nous ramène rapidement sur terre. Sa racine vient des gènes et par conséquent de la transmission. Une génération est un ensemble de personnes de la même tranche d’âge.

Le concept fonctionnerait bien mieux si les naissances étaient livrées par lot une fois tout les 20 ans. Des naissances, il y en a tous les jours. Ce que l’on nomme génération est un groupe ayant les mêmes notions mémorielles que celles de ses semblables. Je n’ai pas l’impression d’être différent de mes frères nés avec 5 ans d’écart, descendants direct de nos géniteurs de 25 ans nos aînés. D’ailleurs, sur ce point, une génération est plutôt élastique entre les typologies planétaires et les époques.

Pourtant, c’est un fait, mes frères ont connu des choses différentes. Soit elles n’existaient pas , soit elles ont toujours été en fonction de l’âge de chacun d’eux. J’imagine qu’un couple dont les partenaires ont 10 ans d’écart doit faire face à ce phénomène des centaines de fois. Y a-t-il, pour autant, différence de génération ? Leurs géniteurs respectifs (oui, c’est toujours mieux qu’ils soient respectifs) ont-ils le même âge et un patrimoine culturel identique ? Nés en 1990 vous avez appréhendé l’Internet. En revanche, si vous êtes nés en l’an 2000 l’Internet à toujours existé pour vous. Il y a quelques siècles, la terre était plate. Je vous laisse imaginer l’avant/après pour les x, y et z.

Alpha, qui sont-ils ?

Ils sont de toutes les époques. Ils ne suivent aucune mode, ils sont des maîtres, des leaders, séducteurs et séductrices à la capacité d’adaptation implacable. Ils sont les disrupteurs véritables, anonymes ou étendards du présent, vivant l’instant en un acte de vie. Ils sont la force vive, prouvant à la face du monde que tout est possible. Les limites sont de l’ordre de l’esprit. Ainsi, si réponse il n’y a, c’est que l’esprit n’a pas encore brisé ses chaînes. Ils sont les élèves de la vie, attentifs à la cause et à l’effet. Ils ont compris que suivre son intuition est plus utile, que les conseils sont là pour peaufiner. Ils nuancent l’échec et l’expérience. De tous temps depuis des millénaires. Leur don, simplifier ce qui est complexe. La pensée, l’innovation, l’impossible.

Clichés maîtrise et dosage

Alpha, la représentation erronée est celle trop visitée du chef de meute. Un mâle dominant avec ses outils contemporains. Finalité d’une lutte contre tous et surtout contre soi-même. Un société ancrée dans le « No pain, No Gain« , loin de la logique guerrière de SUNTZU « contourner le combat », comme dirait Olivier Lafay. Surfons sur les vagues, « la victoire c’est l’échec » exprimait Dale Canergie. Un siècle plus tard, sa pensée est rémanente.

Faut-il redéfinir la dominance ? Etre sûr de ne pas être sous le contrôle restrictif d’une entité, voire, de toute autre addiction personnelle. Une simple analyse séquentielle des actes et des faits en identifierait beaucoup comme étant des imposteurs.

L’Alpha est issu d’elle-même ou de lui-même. Il ou elle sait savamment doser le sel. Certains produits, comme chaque habitude, sont mortels. Mieux vaut rester raisonnable. L’alpha considère la vie dans son ensemble, et joue les équilibristes entre les différentes composantes. Nous avons une seule vie, ne parlons pas de vie personnelle ou professionnelle, cela n’a pas de sens. Concepts éminemment réducteurs, au moins autant que d’opposer une vie sportive à une vie affalé dans le canapé. Opposer, c’est dissoudre. Tout est question de dosage.

L’occident, ou le monde des cases bien rangées

Quand un concept fonctionne, il fonctionne partout. Comment puis-je transposer le phénomème générationnel Z à un enfant qui ne connaît pas sa date de naissance, qui vit sans l’électricité, qui compte en saisons et dont les références sont les anciens du village ? Quand on voit l’immensité des disparités sociales, culturelles, matérielles, religieuses etc. qui peuvent coexister dans un seul et même pays, comment pouvons-nous encore catégoriser les personnes en générations ? Un riche indien de Bombay connecté en permanence en LTE grâce à son Iphone appartient-il véritablement à la même génération que son homologue isolé dont la seule connexion consiste en un seul et unique point d’arrivée d’électricité pour tout le village ? Pourtant tout deux descendent d’une civilisation ancestrale.

L’innovation depuis des millénaires et l’ère informative

Ce qui change c’est l’information et son accès instantané. C’est bien toutes les générations qui sont concernées. Parmi elles il y a ceux qui en ont tiré parti d’un côté, profit pour les autres.

X,Y,Z sont en mutation. L’ère que nous vivons est surtout une prise de conscience. L’information pour redéfinir des normes saines. Chaque nouvelle avancée, ou redécouverte de ce qui à été, nous renvoie indéniablement à nos qualités intérieures. Chaque nouvelle information vient enrichir et modifier la vérité qui n’est plus, simple réalité d’une projection personnelle.

X,Y,Z se croisent se côtoient et sont, ensemble, au présent, la vision de ce monde. La jeunesse sera toujours en disruption avec ses prédécesseurs, et certains, tous âges confondus, seront les initiateurs des grands changements. La bonne idée, le bon moment, une volonté de fer faire. L’innovation est de toutes les époques. La vraie innovation, et non le dernier gadget à la mode, ou mon Apple Watch qui me sert, au mieux ,de minuteur high-tech pour une cuisson al-dente. Du télégraphe aux fusées discount, du développement personnel descendant de la confiance du soi, de la psychologie à la PNL, du temps fixe à la relativité. Et demain ? Chaque innovation est importante en son instant, le reste ne compte pas.

Mais pour qui se prennent-ils ? Dites-moi.

Qui sont les Nikola Tesla qui engendrent les Elon Musk, les Anthony Robbins successeurs de Napoléon Hill, les Milton Erickson et ses milliers de descendants ? Qui sont les Albert Einstein, dont les citations sont si aiguisées de sens, qu’il faut plus d’un temps relatif pour en expérimenter l’ensemble ? Combien à-t-il fait d’apôtres ? Et nous, qui sommes-nous ? Les dernières lettres de l’alphabet ? Nous sommes à la place que nous décidons d’occuper. Ce n’est pas générationnel, tout au mieux cyclique, nous sommes la somme de nos expériences multiples. Nous ne sommes pas notre passé, nous sommes le message que nous souhaitons être et incarner, au présent.

De l’Alpha à l’Omega

Le changement. Posez-vous une seule question. Vous en connaissez déjà la réponse. Si je ne le fais pas qui le fera ?

Personne dans un cas, ou quelqu’un d’autre, avec le risque d’avoir des intentions très différentes.

Je n’ai aucun mal à me sentir à ma place en laissant doucement la relève arriver. Chercher à comprendre SnapChat, a autant de d’importance pour moi ne devait en avoir la compréhension de mes parents face aux jeux vidéos. De même qu’il en fut probablement ainsi pour leur propres parents avec le rock. Oui cette jeunesse inconsciente qui n’a pas connu la guerre ! Ni meilleure, ni pire. Elle est aussi celle que je souhaite, dans mon action ou mon inaction. L’agir ou le laisser-faire. Aussi incroyable soit-il, la peur de réussir peut vous figer dans le rien. A qui faire la morale, sinon une fois de plus à vous même ?

Des obstacles

Bien sûr qu’il y en a. Nous sommes dans le plus grand jeu interactif depuis la nuit des temps. Sept milliards de joueurs, en simultané, un temps de jeu indéterminé, une réalité épigénétique, un apprentissage constant de la marche à suivre pour devenir soi-même le message.

Ce que vous a laissé, votre hérit-age : le mess-age.

Illustration : Nikola Tesla, Grace Hopper, Albert Einstein

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